mardi, janvier 31

Fiscalité et investissement locatif : comment bien préparer sa rentrée ?

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Dans l’Hexagone, la pierre figure toujours parmi les placements les plus sûrs et les plus rentables. En plus de vous constituer un patrimoine immobilier, vous pouvez générer des revenus complémentaires pour assurer votre retraite ou alimenter un autre projet. Par ailleurs, l’un des principaux avantages de l’investissement immobilier locatif est sans doute l’accès à la défiscalisation. Vous aurez ainsi la possibilité d’optimiser votre placement grâce, notamment, à des avantages fiscaux qui réduisent l’impôt sur le revenu. Par ailleurs, depuis la rentrée 2023, certains dispositifs de défiscalisation ont drastiquement changé. Alors, comment bien préparer votre rentrée dans le cadre d’un investissement locatif ? Découvrez les réponses à vos questions dans cet article.

La loi Pinel pour investir dans le neuf

Lorsqu’il est question de défiscalisation dans le cadre d’un investissement immobilier locatif, la loi Pinel figure parmi les dispositifs les plus populaires. Il s’agit notamment d’un mécanisme fiscal qui encourage les contribuables à investir dans l’immobilier neuf et à faire de la location en échange d’une réduction significative de la fiscalité. De fait, vous devez mettre le logement en location sur une période de 6 ans, de 9 ans ou de 12 ans. Initialement, le taux de réduction variait entre 12 %, 18 % et 21 % sur le prix de revient du bien en fonction de la durée de la mise en location. Toutefois, depuis le 1er janvier 2023, les taux sont de 10,5 %, de 15 % et de 17,5 %.

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Pour profiter de ces réductions, il s’avère important de respecter certains critères. Dans ce contexte, l’investisseur doit respecter les plafonds de loyers fixés par zone géographique. D’ailleurs, la loi Pinel n’est éligible que dans les zones relativement tendues. Aussi, le locataire ne doit pas dépasser un plafond de ressources.

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La loi Malraux pour investir dans l’ancien

Si vous souhaitez investir dans un bien immobilier ancien pour cette rentrée, l’une des alternatives à la loi Pinel est la loi Malraux. Bien que les avantages fiscaux ne soient pas les mêmes, ce dispositif de défiscalisation vous permettra d’investir dans des bâtiments anciens et réhabilités. Toutefois, pour être éligible à la loi Malraux, le bien immobilier concerné doit se situer en site patrimonial remarquable bénéficiant d’un PSMV (Plan de sauvegarde de mise en valeur) ou d’un PVAP (Plan de valorisation de l’activité et du patrimoine).

Dans l’ensemble, l’investisseur immobilier doit acquérir un bien à rénover et une enveloppe de travaux attachée à ce bien. Il pourra ensuite récupérer 22 % ou 30 %, dans le cas d’un PSMV, du montant des travaux dans une limite de dépenses de 100 000 euros par année fiscale sur une période de 4 ans. À l’instar des autres dispositifs de défiscalisation, la loi Malraux offre ces avantages en échange de la mise en location du bien immobilier acquis et rénové. Toutefois, à la différence de la loi Pinel, l’engagement locatif est de 9 ans pour ce mécanisme fiscal et il n’existe pas de contrainte en ce qui concerne le loyer.

La loi Denormandie pour une application de la loi Pinel dans l’ancien

Également appelée Pinel ancien, la loi Denormandie s’avère une autre solution pour investir dans un bien immobilier ancien et de profiter d’une défiscalisation. Il s’agit notamment d’un dispositif fiscal qui encourage les contribuables à améliorer ou à rénover des logements anciens. En principe, la loi Denormandie propose les mêmes avantages que la loi Pinel en termes de fiscalité. À cet effet, vous devez mettre en location le bien acquis sur une période de 6 ans, 9 ans ou 12 ans, ce qui vous permettra d’avoir une réduction d’impôt de 12 %, de 18 % ou de 21 %.

Pour être éligible à la loi Denormandie, le logement doit faire l’objet d’une rénovation dont le montant s’élève à au moins 25 % du prix de l’investissement. Autrement dit, les travaux à réaliser doivent permettre une amélioration considérable des performances énergétiques du logement. Il s’avère également important de noter que la loi Denormandie n’est éligible que dans 222 villes de France.